- Dec 2, 2025
Guérir des blessures du ministère : discernement des réclamations démoniaques et renouveau des responsables
- GBANDI Aicha
Un appel à la conversion et à la paix
En m’inspirant des témoignages de Jean, d’Agathe, de cette autre femme du groupe de prière — celle qui tournait en dérision Marie-Aurore parce qu’elle « ne connaît pas sa mère dans l’Église » — et de bien d’autres encore, je souhaite formuler un appel symbolique à la conversion des responsables de groupes de prière.
Il ne s’agit pas d’accuser. Il ne s’agit pas de régler des comptes.
Il s’agit de fermer un chapitre, de s’en libérer, et d’ouvrir un chemin de maturité spirituelle.
I. Fermer un chapitre pour entrer dans l’œuvre nouvelle de Dieu
Je ferme ce chapitre. Je m’en libère.
Jésus, debout dans le Temple, avant de lire le passage messianique — « L’Esprit du Seigneur repose sur moi, car il m’a oint… » — ouvre une nouvelle page, un nouveau temps. Dans certaines versions, on évoque un recouvrement : comme si Dieu recouvrait l’ancien pour laisser place au nouveau.
Il déchire l’ancien document, afin que nous ne nous souvenions plus des choses d’autrefois.
Accusé publiquement — et non à huis clos — d’opérer par le doigt de Béelzébul, Jésus demeura ferme. Un disciple confessa : « Tu es le Fils de Dieu. À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie ? »
Fermer un chapitre douloureux revient à se poser la même question :
Où le Seigneur veut-il que j’aille ? Quel est son plan pour moi ?
Ils « passèrent sur l’autre bord ».
De même, nous sommes appelés à rebâtir non sur les ruines, mais sur le Roc, non sur la vengeance, mais sur la solidité.
Comme le rappelait Monsieur Cyrille K. K. dans Soyez libres de tout souci :
« Ma mère, c’est celle qui m’a tout donné. » Et encore : « Tout dépend de qui est Jésus pour toi. » Celui qui regarde vers Lui, resplendira.
II. Blessures émotionnelles, mémoire et délivrance
Certaines blessures touchent à la mémoire, à la dignité, à l’histoire personnelle.
Doivent-elles être effacées ? Extirpées ? Je l’ignore.
Ce que je sais, c’est que la délivrance est une grâce à laquelle on attache la foi. Elle ne s’évalue ni par les transes, ni par les tremblements, ni par les pleurs. Les signes extérieurs ne prouvent pas la présence d’une possession. L’enseignement le plus discret — presque caché — concerne les réclamations démoniaques.
Est-ce biblique ?
Jésus dit à Pierre :
« Simon, Satan te réclame, pour te cribler comme du froment. »
Le mot « réclamer » est littéral.
Cet enseignement appartient donc au langage biblique.
III. Témoignage : discerner une réclamation démoniaque
Un jour, je priais pour la délivrance d’une personne, en présence du Saint-Sacrement. Soudain, elle s’écria :« Laissez-moi ma fille ! Je suis Stan ! »
Ma première pensée fut celle d’une possession.
Mais j’entendis intérieurement : « Écoute ma voix. »
Je demandai :
« Connais-tu quelqu’un nommé Stan ? »
Elle répondit :
« C’est mon oncle. Il est devin, et je l’aidais dans ses services. »
Alors j’ai compris :
ce n’était pas une possession, mais une réclamation démoniaque, liée à un autel familial.
Je lui ai dit :
« Je ne m’intéresse pas à Stan, mais à un enfant de Dieu. »
Je lui ai demandé si elle accepterait de rejoindre un service logistique, une cellule de mon apostolat et de l’Église locale.
Elle a dit oui.
Alors j’ai dit :
« Maintenant, elle appartient au Corps mystique du Christ. »
Elle poussa un grand soupir et entra dans un repos dans l’Esprit.
Ce jour-là, j’ai compris que les réclamations démoniaques sont parfois plus dangereuses que les possessions.
Elles pèsent sur prêtres, pasteurs, fidèles, intercesseurs, prophètes, docteurs : sur tout le monde.
Si quelqu’un pense être totalement délivré, qu’il demeure attentif, car les réclamations guettent.
IV. Discernement hâtif : un danger pour les responsables
Un discernement hâtif peut conduire à expulser quelqu’un par vote, par parole, par suspicion.
Mais si des réclamations pèsent sur une vie, sommes-nous :
la porte de précipitation dans l’abîme ?
Ceux qui livrent ?
Ou ceux qui se lavent les mains, comme Pilate ?
Ou serons-nous la voix prudente de Gamaliel ?
Nous répondrons tous devant le Seigneur.
Certaines scènes interpellent :
Une personne vient vers vous, vous tend un sachet noir rempli de capsules.
Bizarre ? Mystique ?
Dans la Bible, David — le grand roi — bave devant ses ennemis.
La trace qu’il laisse est un indice : un avertissement.
Et si la faute n’était imputable ni à Jean, ni à Agathe, ni à l’autre femme du groupe, ni à Albert, ni à Marie-Aurore ? Et si les conflits, paroles, tensions étaient des passages empruntés par les réclamations elles-mêmes ?
Responsabilité face aux dérives et guérison communautaire
Dans toute communauté religieuse vivante, en particulier celles marquées par une forte intensité spirituelle et charismatique, surgissent inévitablement des tensions, des incompréhensions et parfois des dérives. Les signaler ne devrait jamais conduire à l’ostracisation, à la disqualification morale ou à la pathologisation spirituelle de la personne qui parle. Or, l’expérience montre que celui ou celle qui dénonce un dysfonctionnement est souvent accusé de « faire du bruit », de semer la division, voire d’être sous influence démoniaque. Ce mécanisme de rejet n’est pas le signe d’une foi forte, mais celui d’une communauté fragilisée, qui confond protection de l’œuvre spirituelle et refus de se laisser interroger.
Il est essentiel de distinguer plusieurs niveaux qui sont trop souvent amalgamés : l’accusation globale et dilatoire, qui peut effectivement nuire à une communauté, et la dénonciation formelle, circonstanciée et responsable d’un abus, d’une blessure ou d’une dérive précise. Refuser toute parole critique sous prétexte qu’elle serait spirituellement suspecte empêche non seulement la guérison des personnes blessées, mais aussi la maturation des responsables eux-mêmes. À l’inverse, créer un cadre d’écoute, de discernement et de régulation permet de transformer une crise en chemin de conversion communautaire.
Les blessures liées au ministère, à l’autorité spirituelle ou à des pratiques mal discernées ne relèvent pas uniquement du registre psychologique ou juridique, pas plus qu’elles ne peuvent être traitées exclusivement par des catégories spirituelles hâtives. Le discernement des situations dites de « réclamation démoniaque », de souffrance mémorielle ou de conflit spirituel exige humilité, formation et prudence. Les manifestations extérieures, les émotions fortes ou les comportements inhabituels ne constituent jamais, à eux seuls, une preuve. Une lecture précipitée peut conduire à des exclusions injustes, à des paroles violentes, voire à une forme de mise à mort symbolique de la personne.
La responsabilité des pasteurs, prêtres, responsables de groupes et accompagnateurs spirituels est donc engagée. Elle consiste non pas à trancher dans l’urgence, ni à protéger coûte que coûte une image ou un fonctionnement, mais à accepter de regarder les dérives possibles, d’entendre les plaintes, et de discerner les situations avec sagesse. L’histoire biblique elle-même rappelle que la prudence de Gamaliel vaut mieux que la précipitation de Pilate, et que la vérité ne craint ni l’écoute ni le temps.
Cet appel n’est ni une accusation ni une condamnation. Il se veut une invitation à la conversion des pratiques, à la paix intérieure et à la maturité spirituelle. Fermer un chapitre douloureux ne signifie pas effacer la mémoire, mais refuser que la blessure continue de gouverner les relations. C’est choisir de rebâtir sur le Roc, dans une autorité spirituelle qui accepte de se laisser purifier, afin que les communautés deviennent des lieux de guérison plutôt que de silence, de discernement plutôt que de peur, et de vie plutôt que de divisions.
V. Le regard juridique et le regard de l’Esprit
Juriste de formation, j’aurais tendance à m’en tenir à la preuve.
Mais les choses de l’Esprit échappent à la psychologie, au droit, à la médecine.
On ne démontre pas une délivrance.
On la discerne.
On la vit.
Certains croiront.
D’autres non.
Si l’on vous récuse, portez votre croix et suivez Jésus. C’est votre croix.
La prière en langues, les transes, existent dans d’autres religions.
Ce ne sont pas des preuves.
Si Jésus apparaissait dans ton miroir, il n’apparaîtrait pas sous son visage historique, mais sous le tien :
pour te rappeler de t’aimer.
Aime ton histoire, ton corps, tes cheveux, ton parcours.
Aime ta vie comme elle est.
VI. Orientation prophétique et appel aux responsables
J’adresse une alerte-prière à tous les pasteurs, prêtres, aumôniers, bergers et responsables en France et au Togo.
Nous entrons dans un temps de réveil spirituel puissant.
Selon des révélations personnelles, Dieu se saisira particulièrement des jeunes nés entre 1993 et 1996, et jusqu’à 2000.
Ils sont la génération du Jubilé Métanoia.
Mettez-les à part.
Imposez-leur les mains.
Affermissez-les.
Les mots reçus :
réclamer – reprendre – dominer – gouverner – oindre – affermir.
Les professions concernées :
docteurs, médecins, ingénieurs, aides, gouverneurs, ministres, décideurs, entrepreneurs. Oracle du Seigneur !
L'émergence de l'élite prophétique
Dans mon vécu quotidien, j’élimine la haine.
Je n’ai pas le droit de la garder dans mon cœur, car le Seigneur a besoin de moi dans la prière.
Je ferme ce chapitre.
Je m’en libère.
Je choisis la paix.
Celui qui regarde vers Lui resplendira.
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Biographie de l'auteure
Aïcha GBANDI est juriste, diplômée d’un Master 2 en Histoire du droit et des institutions à l’Université de Bordeaux (2020-2021). Son mémoire de recherche a porté sur « Le droit dans les congrès internationaux des femmes », illustrant sa capacité à croiser rigueur juridique et réflexion historique approfondie.
Elle est également titulaire d’une licence en droit public (Université de Lomé, 2015-2016) et d’un Master 1 en Histoire du droit et des institutions (Université de Bordeaux, 2019-2020).
Son parcours a été complété par une préparation annuelle et estivale aux concours du CRFPA et de l’ENM au sein des Instituts d’Études Judiciaires de Bordeaux et de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ainsi qu’un stage en cabinet d’avocats à Paris. Elle y a contribué à la rédaction de requêtes et mémoires en droit administratif et en droit des étrangers (CESEDA), ainsi qu’à la constitution et au suivi de dossiers en droit du travail. Cette expérience pratique est venue renforcer sa formation académique et consolider son expertise dans des matières clés du droit.
Distinctions et reconnaissance académique
Lauréate du Concours régional francophone de plaidoirie en droit international humanitaire du CICR (Tunis, 2013).
Représentante du Togo au prestigieux Concours international Jean-Pictet de droit international humanitaire (États-Unis, 2015).
Participation à divers forums internationaux sur le droit et le leadership.
Publications et productions académiques
Cinquième convention de Genève, recueil de cas pratiques en droit international humanitaire et droits de l’homme, préfacé par le Professeur Michel Deyra.
Articles spécialisés publiés dans Village de la Justice et d’autres revues professionnelles.
Fiches de cours, fascicules d’actualisation et recueils de cas pratiques destinés aux étudiants en droit.
Licence (L1-L3) :
12/20 en droit administratif des biens
13/20 en régime général des obligations
14/20 en droit du travail
14/20 en droit international humanitaire
14/20 en institutions administratives
13/20 en méthodologie du droit, finances publiques et droit de la fonction publique
12/20 en rédaction administrative
Master (M1-M2) :
12/20 en histoire des professions judiciaires
18/20 en histoire du droit de la famille
15/20 en histoire du droit patrimonial de la famille
14/20 en droit privé comparé
13/20 en analyse des enjeux juridiques actuels
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